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 Of Men and War (Des hommes et de la guerre)

 

En salles dès le 11 novembre!

A Lausanne, au cinéma Bellevaux:

*SEANCE SUPPLEMENTAIRE* Le je 24 novembre à 20h00

A Vevey, au cinéma Rex 3:

*SEANCES SUPPLEMENTAIRES* Le ma 29 novembre à 18h00, le ma 13 décembre à 18h00

A Fribourg, au cinéma Rex:

Le di 27 novembre à 11h00, le lu 28 novembre à 18h00 et le ma 29 novembre à 18h00

 

BANDE ANNONCE: https://www.youtube.com/watch?v=elRpVMqNYnM

 

 

***

 

 

De retour du front, la guerre à vif. Laurent Bécue-Renard a suivi en immersion absolue pendant cinq ans douze vétérans américains dévastés par ce qu’ils ont vécu sur le front.
Ils s’appellent Justin, Dave, Brooks ou Chris. Ils sont revenus d’Irak ou d’Afghanistan. Ils sont des rescapés certes, mais en plein naufrage psychologique, la guerre n’est pas finie, le massacre continue en eux, les hante jour et nuit, les capte dans une interzone où la vie en temps de paix n’a pas de place.
« Je n’arrive pas à me faire à celui que je suis devenu », lâche un tatoué derrière ses lunettes noires. « La béance en moi était si profonde que j’étais devenu la béance même », s’effondre un autre. Là-bas, ils ont vu la mort de beaucoup trop près, tué des vies, participé à des massacres, trié des boyaux, empilé des cadavres à ce point défigurés qu’ils n’en avaient plus rien d’humain. Chacun de leur récit est une nouvelle plongée dans la réalité concrète de la machine de mort.
 
Guidés par un thérapeute pionnier dans la prise en charge des traumatismes de guerre, lui-même vétéran du Vietnam, ils vont peu à peu tenter ensemble de mettre des mots sur l’indicible et de se réconcilier avec eux-mêmes, leur passé et leur famille.

 

Le miracle de Of Men and War réside dans la discrétion absolue de la caméra du chef opérateur Camille Cottagnoud et de celle du réalisateur Laurent Bécue-Renard, qui sont parvenus à se faire accepter parmi ces hommes dans une situation de détresse sans égal, dans l’intimité de leur thérapie de groupe, dans leur familles, face à leur compagnes.

 

La micro-équipe de réalisation a vécu le quotidien de ces hommes au Pathway Home, le centre de thérapie, a dormi, est restée avec eux à filmer et à vivre au point de faire partie du cheminement même de ces douze hommes. La caméra, à force d’être là, présente pendant de si longues années de thérapie, semble se fondre dans le processus. Elle filme comme un miroir (une psyché) qui réfléchit le processus et donne à voir au monde des civils qui les ignore, les tourments de ceux qui sont allés commettre la guerre et recueille leur parole.

 

Le film sonde l’indicible fracture de ces ex-combattants autant qu’il accompagne leur tumultueuse convalescence et opère une réhumanisation. Sa grande force consiste à montrer l’évolution de ces personnes dans le temps, mais aussi dans leur environnement de vie. L’image, si dense de la parole en train de s’articuler dans le cadre de thérapies de groupe, est vivifiée par de somptueuses séquences extérieures, filmées à l’épaule, aérées et libératrices.