L'escale | Synopsis

 

Odyssée en sous-sol
 
Sélectionné à La Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 2013, L’ESCALE est l’histoire d’une rencontre. Celle de son réalisateur, Kaveh Bakhtiari, cinéaste Irano Suisse, avec son cousin et ses compagnons de route. Des clandestins confinés à Athènes où ils ont échoués après que leurs passeurs les aient laissés en plan, ils se terrent dans un sous-sol en cherchant fébrilement le moyen de poursuivre leur odyssée vers d’autres pays Occidentaux.
 
C’est aussi l’histoire des retrouvailles de deux cousins que tout sépare et tout unit. Alors que le premier est invité par un festival grec pour présenter son récent court-métrage, le second manque de se noyer en tentant de gagner l’île de Samos, avant de se faire pincer à la frontière grecque et condamner à trois mois de prison pour immigration illégale.
 
L’ESCALE est une immersion dans l’univers de la clandestinité où s’entremêlent l’espoir, la solidarité, la peur, les rires, le courage et la dure confrontation à la réalité d’un monde toujours plus hérissé de murs. L’étiquette de «criminels» qui leur colle à la peau depuis leur entrée dans l’espace Schengen les blesse et les humilie. Pour eux, pas de première ou de deuxième classe, seulement la classe «illégaux».
 
«Le thème de L’ESCALE  est celui  des ‹désillusions› . C’est un film sur des gens qui essaient de s’extraire de leur condition et d’avoir prise sur leur destin» explique Kaveh Bakhtiati, précisant encore: «Jamais je n'aurais imaginé, avant de partager leur quotidien, à quel point ils étaient plus courageux et entreprenants que je ne l’avais jamais été. Il y une force contagieuse en eux, qu’on retrouve dans les yeux des survivants ou des miraculées».